À propos de l'événement
"William Klein / Fernand Léger. Mêmes combats" Une expostion organisée par le GrandpalaisRmn et les musées nationaux du XXe siècles des Alpes-Maritimes. À l’occasion du Bicentenaire de la Photographie en 2026-2027, le musée national Fernand Léger met en lumière, de manière originale et inédite, un dialogue artistique entre l’oeuvre du photographe américain William Klein (1926-2022) et l’oeuvre du pionnier des avant-gardes modernes, Fernand Léger (1881-1955). Dans l’immédiat après-guerre, en 1947, William Klein s’installe à Paris pour étudier à l’université de La Sorbonne puis suit l’enseignement de Fernand Léger au sein de son école de peinture, « L’Académie moderne », située à partir de 1924 dans le quartier de Montparnasse. Tout au long de son parcours, le photographe s’est régulièrement exprimé sur le peintre pour lequel il éprouvait une forte admiration. Il aurait d’ailleurs eu en sa possession un tableau des « Constructeurs » qu’il aurait acheté dans l’atelier du peintre. En 2017, William Klein lui rendait ainsi hommage: « Pour moi c’était une révélation. Je ne connaissais pas le monde de l’art, mais Léger, il détonnait. Il avait une allure de boxer, de paysan normand. » Pour le public, l’exposition sera l’occasion de découvrir l’oeuvre peint de William Klein qui, avant de se tourner vers son médium de prédilection et de devenir l’un des plus grands photographes du XXe siècle, aspirait à devenir peintre. Ses premiers tableaux, datés de la fin des années 1940, témoignent d’une influence prégnante des oeuvres de Léger tant par le choix des sujets iconographiques – la représentation de l’homme dans la ville moderne, des corps en mouvement ou encore la nature morte revisitée – que par les moyens plastiques utilisés – goût pour les couleurs puissantes posées en aplat et la géométrisation des formes. Bien que leurs modes d’expression soient fondamentalement différents, le poids de l’enseignement du peintre Fernand Léger sur le photographe William Klein est perceptible à travers des préoccupations esthétiques proches : célébration des paysages urbains et du monde de la rue, introduction de la typographie puisée dans l’esthétique publicitaire ou encore tentation d’une abstraction géométrique pure influencée par les avant-gardes modernistes. Parmi leurs passions communes, tous deux ont exprimé leur fascination pour New York et ses lumières électriques dont ils transcrivent les effets miroitants et les contrastes violents dans leurs oeuvres respectives. Lors de son exil aux États-Unis entre 1940 et 1945, Léger s’enthousiasme pour « le spectacle le plus colossal du monde 1», pour la beauté géométrique de la ville, cette « apothéose de l’architecture verticale », symbole d’un monde neuf, jeune et tourné vers l’avenir. » Autour de 1942, Léger renouvelle sa peinture au contact de New York en inventant le procédé de la « couleur en dehors » qui rend hommage aux lumières mobiles et colorées de Broadway. En 1956, William Klein publie un ouvrage photographiqu